Au vu de l’état des relations humaines aujourd’hui, particulièrement entre sociétés différentes, n’est-il pas illusoire de croire que l’évolution des personnes peut amener à une amélioration des liens avec les autres ? Que « l’ouverture aux autres est davantage possible pour les personnes qui font déjà preuve d’ouverture envers elles-mêmes » (p. 24) ? Les thérapeutes qui pensent cela depuis trois quarts de siècle ne devraient-ils pas aban- donner cette perspective élargie et opter pour une « position réductrice : par exemple, l’homme comme une machine ou comme un organisme réflexe, ou l’homme comme déterminé par son inconscient ou ses pulsions » (p. 61) ? N’est-ce pas l’homme dominé par ses pulsions que nous voyons tant à l’œuvre actuellement ? Et finalement n’est-ce pas cet homme-là que notre psychothérapie occidentale a contribué à promouvoir, développant « individualisme, égoïsme, narcissisme, […] et une attention excessive sur soi » (p. 86) ? Au regard de l’évolution technologique...
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